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Élections présidentielles : Des résultats officiels attendus dans un climat de tension et de « violence ».

# 07/01/2019

Mise à part la manifestation tenue dans l’après-midi du 3 janvier sur le Parvis de l’Hôtel de Ville, durant laquelle le K25 a finalement pu diffuser publiquement, sur les écrans géants « de la discorde », les preuves des fraudes et autres irrégularités qu’il dénonce depuis, les autres tentatives de meeting sur la Place du 13 mai se sont heurtées à l’opposition des FDS. L’intransigeance des militaires et la « détermination » des partisans de Marc Ravalomanana ne peuvent par conséquent qu’aboutir à des échauffourées. Le deuxième rendez-vous du 2 janvier s’est terminé en face-à-face et à l’établissement de barrières de fortune le long de l’Avenue du 26 juin 1960 et ce, en réponse aux grenades à gaz lacrymogène utilisées par les FDS pour éparpiller les attroupements. Les « violences » entre les deux partis reprennent lors de « l’important » meeting prévu dans la journée du samedi 5 janvier, si elles ont pu être évitées les deux jours précédents. Des jets de pierres émanant des rangs des militants K25 déclenchent une réaction « musclée » du dispositif de sécurité qui, en plus de disperser la foule avec le gaz lacrymogène, procèdent à une dizaine d’arrestations. A cette occasion, un cocktail Molotov ainsi qu’une arme à feu ont été découverts sur des suspects, qui seront d’ailleurs présentés au Parquet ce jour. Hormis les dégâts matériels et les blessés, ces échauffourées, plus précisément les fumées de gaz asphyxiant, ont également occasionné le décès d’un enfant en bas âge, traité à l’Hôpital des enfants de Tsaralalàna, amenant les deux camps à se rejeter réciproquement la responsabilité de ce drame. En effet de l’opinion du K25, l’interdiction ferme de manifester sur la Place du 13 mai émane du Chef du Gouvernement qui, en tant que PM issu des rangs du MAPAR, répond aux directives données par le leader du parti et qui se manifestent à travers la plainte pour atteinte à la sureté de l’État suivie de l’émission d’une Interdiction de Sortie du Territoire pour les personnalités politiques considérées comme les meneurs de ce « mouvement pour la vérité des urnes ». Quoi qu’il en soit, aucune arrestation n’a encore eu lieu jusqu’à présent, Ninie Donia et James Ratsima figurant au premier rang des manifestants les plus téméraires qui occupent encore l’Avenue de l’Indépendance et ce, sans qu’ils ne fassent l’objet d’interpellation. Le contexte s’avère donc loin d’être favorable à l’apaisement d’autant plus que le siège du groupe médiatique RLM Communication, appartenant à Mbola Rajaonah et à la ligne éditoriale « hostile » au camp Andry Rajoelina, est réduit en cendre par un incendie qui s'est déclaré tard dans la nuit. Une origine criminelle n’est pas écartée par les victimes, étant donné la présence d’effraction par une fenêtre, le vol de certains ordinateurs contenant des dossiers et archives ainsi que la présence de récipients avec des restes d’essence. Pour rappel, les directeurs de publication des quotidiens du groupe ont fait l’objet d’une plainte pour diffamation déposée par le candidat N°13, en date du 26 décembre. Face à cette situation de tension et de violence, les ministres issus du rang du parti TIM sont sortis de leur silence, à l’occasion d’un point de presse tenu dans la journée et ce, afin de dénoncer d’une part, l’utilisation de la force pour « entraver » la liberté d’expression et d’autre part, de faire part de leurs attentes par rapport à un verdict « juste », « honnête » et « correct » des élections présidentielles, de la part de la Haute Cour Constitutionnelle. Ils sollicitent également une cohésion et impartialité du Gouvernement dans la gestion de cette situation de tension, voire de crise, à la veille des résultats officiels. A l’occasion de la présentation des vœux présidentiels, dans la matinée à Iavoloha, Marc Ravalomanana dit également croire en un verdict reflétant la « vérité » et non des résultats entachés de fraudes et par conséquent, a fait part de son intention d’assister à la cérémonie de proclamation qui se tiendra à Ambohidahy, demain dans l’après-midi.

INCIDENT DE VIOLENCE ELECTORALE

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